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Adaptation

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Suivre et évaluer

Evaluer les effets du programme d’actions

La politique d’adaptation se met en place dans un contexte non stabilisé : le changement climatique est un processus continu. La stratégie d’adaptation doit donc être redessinée à intervalles réguliers pour prendre en compte les dernières évolutions. Il est difficile d’évaluer l’effet de chaque action indépendamment les unes des autres. La priorité pour la collectivité est de mettre en place les prérequis à un dispositif d’évaluation. Elle doit organiser l’information en amont et instrumenter l’évaluation des conséquences pour définir un cadre d’évaluation qui sera enrichi au fil des réflexions.

Tirer les leçons du passé

 

Lors de la réalisation du diagnostic de vulnérabilité, la collectivité étudie les bilans des catastrophes climatiques passées. L’expertise du passé permet aussi d’évaluer l’effet d’actions anciennes et de capitaliser sur ces démarches préalables.

 

La collectivité doit s’appuyer sur une base de données la plus exhaustive possible sur l’évolution des données climatiques et socio-économiques du territoire. Elle comporte des données climatiques, économiques, financières, etc. Par exemple, la température minimale en milieu urbain par mois, la fréquence et l’intensité d’événements climatiques extrêmes, la perte de production engendrée par une hausse de la température de l’eau imposant l’arrêt d’une usine (problème du système de refroidissement), le coût des dommages causés par une inondation sur les infrastructures de transports, etc.
 

 

Tirer les leçons des évènements climatiques extrêmes

 

La réalisation de bilans des événements climatiques extrêmes actuels comparés aux événements climatiques extrêmes passés permet d’évaluer le niveau de résistance du territoire aux aléas climatiques et donc l’adaptation du territoire à ses impacts.

 

Ces bilans doivent analyser l’évolution de l’exposition aux aléas climatiques d’une part, et l’évolution de la vulnérabilité, d’autre part. Ils doivent lister les mesures mises en place par les pouvoirs publics pour répondre aux impacts passés.

 

L’observation des tendances d’évolution sur le territoire permet de juger a posteriori de l’efficacité des mesures inscrites dans les politiques territoriales.

 

La réalisation de bilans comparatifs des impacts des événements climatiques peut aussi permettre de disposer d’éléments de réflexion a posteriori sur les coûts de la politique d’adaptation en comparaison à une évaluation du coût de l’inaction.

 

A l’issue du processus d’évaluation, la cellule de direction du volet « Adaptation au changement climatique » du PCET décide de prolonger l’action, de la réorienter pour s’adapter à un nouveau contexte climatique ou de l’abandonner.