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Méthode pour un diagnostic de vulnérabilité du territoire

Faire le bilan des catastrophes climatiques et des évolutions moyennes passées

Dans sa grande majorité, le changement climatique impliquera des aléas déjà connus du territoire. Il se traduira le plus souvent par des conditions moyennes différentes de températures et de précipitations, ainsi que par des événements extrêmes plus fréquents ou plus intenses. Pour identifier les risques futurs, il y a donc un intérêt certain à analyser les événements climatiques passés et leurs conséquences sur le territoire.

Faire le bilan des évènements et des évolutions des moyennes passées

 

A l’aide de données d’observations réalisées par Météo-France sur des stations météo du territoire, on peut déterminer, sur les dernières décennies, les variations statistiques pour un ensemble d’indicateurs climatiques.

 

On peut ainsi comparer :

 

  • les températures moyennes par saison ;
  • le nombre moyen de jours de gel ;
  • les précipitations moyennes par saison, etc.

 

En complément, on peut s’inspirer des indicateurs définis par l’ONERC (www.onerc.org/indicateurs) pour des activités climato-dépendantes. Par exemple, les dates de vendange ou de floraison en agriculture.

 

Enfin, une recherche historique dans les archives locales, peut révéler des événements oubliés.

 

Ce bilan sert à la fois d’argumentaire sur la réalité du processus à l’œuvre, mais dresse également une tendance locale.
 

 

Faire le bilan des évènements passés

 

Faire le bilan des évènements passés consiste à lister, pour tous les aléas ayant déjà affecté le territoire, leurs occurrences et les secteurs touchés.

 

Il faut collecter le maximum d’informations relatives aux conséquences de ces aléas. On rechercher les impacts sur la population et sur les activités économiques (impacts physiques, impacts socio-économiques) et on tente de les chiffrer. On localise ces impacts afin de révéler des points sensibles du territoire. Il faut cependant noter qu’on ne peut pas tirer de conclusion concernant les secteurs épargnés : sont-ils intrinsèquement robustes ou ont-ils seulement échappé aux aléas jusqu’à ce jour ?

 

L’analyse doit être complétée par un regard porté sur l’organisation du territoire. L’objectif est de comprendre :

 

  • quels ont été les facteurs caractéristiques du territoire qui ont conduit à de telles conséquences (points forts/points faibles) ;
  • quelles ont été les politiques ou projets mis en défaut par l’aléa ;
  • quelles ont été les capacités de retour à la normale ;
  • quels ont été les actions et les moyens mis en œuvre jusqu’à maintenant pour se préserver ou limiter les conséquences de l’aléa ?

 

A l’issue d’un tel travail, la collectivité est capable de dire quel est le niveau de préparation de son territoire par rapport au contexte climatique actuel. Sur cette base, elle peut envisager d’accroître son niveau de préparation en fonction du contexte climatique futur.

 

 

Tirer les enseignements de catastrophes survenues dans d’autres territoires

 

Pour aller plus loin, la collectivité peut s’intéresser aux impacts d’aléas encore jamais observés sur son territoire, mais qui se sont produits sur d’autres.

 

Cette méthode se rapproche des analogues climatiques développés par Hallegate, Ambrosi et Hourcade (CNRM, CIRED, IPSL). Il s’agit de transposer des conditions climatiques d’un lieu à un autre : par exemple, Paris avec le climat de Cordoue. Sur cette base, on peut appréhender en partie les enjeux pour les projets à long terme. Il faut toutefois moduler la constatation avec les spécificités du territoire étudié