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Adaptation

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Méthode pour un diagnostic de vulnérabilité du territoire

Utiliser une grille d’analyse et de synthèse comme support

Pour faire du diagnostic de vulnérabilité un outil de travail pour la collectivité et pour tous les acteurs concernés, il faut lui donner la forme d’une grille qui structure et synthétise la démarche et les résultats du diagnostic.

Principe d’une grille d’analyse et de synthèse

L’étude de vulnérabilité nécessite structuration et synthèse. Ce travail est facilité par la construction d’une grille adaptée.

 

Une telle grille peut être envisagée :

  • comme un support de la démarche de diagnostic (la grille structure l’analyse au fur et à mesure de son avancée et guide les réflexions) ;
  • comme un support de synthèse des résultats (remplie en fin de diagnostic, elle sert de conclusion et de support pour la suite des travaux).

 

La grille permet d’échanger avec les référents internes et les acteurs locaux sur la définition de priorités d’intervention mais également sur les actions à mettre en oeuvre. Elle devient une interface de travail sur la base d’un diagnostic de vulnérabilité partagé et validé.

 

Construction d’une grille propre à la collectivité

Plusieurs collectivités ont développé leurs propres grilles. Chaque porteur de projet peut définir celle qui lui correspond. Le premier temps du diagnostic pourra être consacré à se mettre d’accord collégialement sur la composition de la grille.

 

A minima, la grille doit contenir les informations suivantes :

 

  • les secteurs considérés et les aléas identifiés susceptibles de les menacer ;
  • les enjeux de chaque secteur pour le territoire (les facteurs socio-économiques du territoire qui qualifient chaque secteur et le rendent important/sensible aux nouvelles conditions climatiques) ;
  • la traduction des aléas futurs en impacts potentiels sur le territoire ; il s’agit de la partie la plus complexe car on devra souvent définir des impacts « en cascades » ;

 

 Exemple :


Renforcement des précipitations intenses (orages violents)

 

→ Surcharge plus fréquente du réseau d’eaux pluviales
 
→ Inondations plus fréquentes ou plus massives en centre urbain
 
→ Mise en danger plus importante de la population
 
→ Coûts économiques plus forts pour certaines entreprises
 
→ Impacts sociaux potentiels pour la population

 

  • le degré de certitude associé au risque identifié : en fonction des incertitudes liées aux aléas, à l’évolution des enjeux et aux politiques mises en œuvre, on affecte au risque un « degré de confiance ou de certitude ». Ce jugement peut servir d’élément de hiérarchisation des priorités.

 

Ces quatre composantes a minima permettent d’obtenir un résumé des risques identifiés et ainsi de visualiser l’ensemble des conséquences pour le territoire. Dans cette version, la grille constitue une simple « check list ».

 

La grille devient plus opérationnelle si elle est complétée par des appréciations supplémentaires telles que :

 

  • une description prospective de l’évolution socio-économique du territoire (quels nouveaux enjeux ? quelle nouvelle exposition ?) ;
  • des actions potentielles à développer en réponse au risque ;
  • des partenaires identifiés pour mener l’action ;
  • un pré-fléchage des moyens humains et financiers à mobiliser.

 

Le remplissage de la grille peut se faire par étapes, ce qui permet de dynamiser le travail de diagnostic. On traite d’abord tous les aléas, puis tous les enjeux, etc.